27 octobre 2011
Au terme d'un de ces marathons dont elle a le secret, l'Europe a évité hier soir de tomber dans le gouffre. Sur tous les dossiers – la Grèce, la contribution des banques, la puissance du fonds européen de solidarité – des pas très importants ont été franchis.
L'esquisse d'une gouvernance européenne commence à se dessiner, sur la Grèce bien sûr, mais aussi sur l'Italie. L'acharnement et la persévérance de Nicolas Sarkozy et de notre gouvernement y ont largement contribué.
Mais l'Europe de l'unanimité a montré une fois de plus sa lourdeur et ses limites. Parviendrons-nous à la réformer, comme le souhaite d'ailleurs aussi Angela Merkel, le déficit est désormais devant nous. La France de son côté, ne pourra pas éviter un effort supplémentaire. Il faut qu'il soit équitablement réparti, et qu'il ne casse pas la croissance. Vaste débat dans un temps malheureusement nécessairement court.
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